Organisation syndicale, regroupant des agents des collectivités territoriales et de leurs établissements publics quel que soit leur métier, leur statut, leur employeur.


Après plus d’un an de crise sanitaire, la conjoncture économique voit s’envoler les profits au détriment des salaires. Dans ce contexte, les services publics et leurs agents, garants de la cohésion sociale, sont mis sous pression par la précarisation et la paupérisation d’une part de plus en plus importante de la population, y compris au sein de la Fonction publique.
La réponse du gouvernement, avec la réforme inique de l’assurance-chômage et les dispositions néfastes de la loi du 6 août 2019 notamment sur le temps de travail dans la Fonction publique, ne peut qu’aggraver la situation.
Dans la période actuelle, la FSU Territoriale réaffirme sa conviction que la réponse à la crise sociale mais aussi écologique réside dans un meilleur partage du temps de travail et des richesses. C’est pourquoi, la FSU Territoriale revendique la baisse du temps de travail à 32 heures par semaine dans le public comme dans le privé, sans perte de salaire.
Réduire le temps de travail, c’est lutter contre le chômage, réduire les inégalités sociales et la pauvreté, améliorer la santé des salarié.e.s et donc réduire les dépenses de santé tout en alimentant la protection sociale, et c’est permettre une meilleure conciliation entre vie personnelle et professionnelle. Réduire le temps de travail, c’est enfin améliorer la qualité des services publics par une meilleure répartition de la charge de travail des agents.
Le Bureau délibératif national de la FSU Territoriale
Les Lilas, le 14 octobre 2021
La FSU soutient l’action du collectif « Brevets sur les vaccins anti Covid, stop. Réquisition »
à l’OMC à Genève le 13 octobre !
10000 morts par jour en moyenne depuis le refus de lever les brevets sur les vaccins anti covid !
Honte à Macron, Honte à l’Union Européenne, honte aux brevets !
Scandale sanitaire.
Les grandes sociétés de la pharmacie ont pris en otage les populations des pays à faible et moyen revenus, en réservant leurs livraisons, au prix fort, aux pays les plus solvables. La pandémie continue son oeuvre de mort. Et cela favorise l’apparition de variants plus contagieux. Depuis le 2 octobre 2020, jour où l’Afrique du Sud et l’Inde ont demandé la levée des brevets à l’OMC, qui leur a été refusée par Macron et l’Union Européenne, ce sont en moyenne 10000 morts par jour qui sont décédés du Covid 19 ! La levée des brevets, les transferts de technologie ouvriraient la possibilité de mon ter rapidement des chaînes de production dans de nombreux pays et permettraient de répondre à l’urgence sanitaire.
Scandale financier.
Comme l’ont révélé des militants suisses, Moderna, domicilié dans le paradis fiscal de l’Etat du Delaware aux USA, se fai t payer à Bâle en Suisse, les 10,35 milliards de dollars payés par l’Union Européenne pour l’achat de ses vaccins. Un paradis fiscal européen où se pratiquent des taux d’imposition ridiculement bas. C’est une possible infraction aux règles fiscales de l’Un ion Européenne, alors même que les vaccins sont financés par les deniers publics !
Pas de profit sur la pandémie
La FSU participe au collectif «Brevets sur les vaccins anti covid, stop. Réquisition », qui regroupe une cinquantaine d’organisations. Il se bat pour la levée des brevets sur les vaccins covid, le transfert des technologies et la réquisition des entreprises de fabrication. Pour développer massivement l’accès aux vaccins pour tous et toutes, partout dans le monde.
Dans ce cadre, la FSU soutie nt les actions qui auront lieu lors des « journées de la honte » en Europe, les 13 14 octobre lors de la réunion du comité des Adpic de l’OMC, le 30 octobre lors du G20 à Rome, et les 30 novembre et 1 er décembre lors du sommet de l’OMC en présence des ministres. La FSU appelle, dans le cadre du collectif, à se saisir de ces « journées de la honte » pour manifester et signer les pétitions existantes.
Celle pour un accès universel, gratuit, effectif aux vaccins, qui doivent devenir des biens communs : https://www.wesign.it/fr/sante/brevets sur les vaccins anti covid stop requisition
Et celle relative à l’initiative citoyenne européenne : Pas de profits sur la pandémie : https://noprofitonpandemic.eu/fr/
Le Ministère a présenté ce 13 octobre 2021 en Comité Technique Ministériel, la dernière pièce de sa réforme des concours et de la formation des enseignant-es et CPE. Elle concerne les modalités de la formation des lauréat-es de concours pendant leur année de fonctionnaire stagiaires. Malgré le vote en contre de toutes les organisations syndicales, le Ministre impose son projet à marche forcée.
Ce texte place à temps plein devant les élèves tou-tes les fonctionnaires-stagiaires issu-es d’un master MEEF. Pour les lauréat-es titulaires d’un autre master, la situation actuelle est maintenue : ils et elles seront placé-es au 1er septembre en alternance, à mi-temps en formation, à mi-temps en responsabilité de classe.
La réforme Blanquer des concours 2022 renoue donc en partie avec les pires aspects de la réforme de 2010, révélant le véritable bénéfice qu’en attend le Ministère : l’économie de milliers de postes.
Les nouveaux dispositifs de la réforme de la formation, que ce soit les contractuel-les alternant-es, les AED prépro ou les fonctionnaires stagiaires sont fondés sur l’idée fausse que le terrain serait en lui-même formateur. Ils visent surtout à utiliser les étudiant-es et les stagiaires comme des moyens d’enseignement d’éducation, et de psychologie aux dépens de la formation disciplinaire, didactique et pédagogique délivrée par l’université.
Le ministère veut rendre les métiers de l’Éducation nationale attractifs mais les mesures apportées vont à l’inverse de l’effet recherché. Ainsi, il veut revaloriser l’entrée dans le métier mais il ne choisit pas d’augmenter les salaires mais plutôt de créer une indemnité inégale entre les stagiaires.
La FSU demande de profondes transformations des textes présentés en CTM. Aucun-e fonctionnaire-stagiaire ne doit être à temps plein en responsabilité, et tou-tes doivent bénéficier d’une formation post-concours pour accompagner leur entrée progressive dans le métier. De même la prime d’attractivité doit être réévaluée et doit pouvoir bénéficier à tous les personnels et pour un montant égal.
Les Lilas, le 14 octobre 2021
POUR NOS SALAIRES, NOS CARRIÈRES ET LE SERVICE PUBLIC LOCAL DANS LA RUE LE 5 OCTOBRE
Le gouvernement a justifié la loi du 6 août 2019, dite de « transformation de la fonction publique » par un supposé manque d’efficacité du service public, qui serait contraint par le carcan du statut et affaibli par des agent.e.s qui ne travailleraient pas assez, en particulier dans la fonction publique territoriale. Or, depuis le début de la crise sanitaire tout le monde s’accorde à reconnaître l’engagement quotidien des collègues de la FPT au service de toute la population 7 jours sur 7 et 24h sur 24. Les témoignages de reconnaissance ont fleuri dans les discours du gouvernement et des employeurs locaux…
Pourtant, si les services publics locaux et leurs agent.e.s sont salués dans les discours, dans les faits le statut et les conditions de travail continuent d’être attaqués méthodiquement. Sans parler du pouvoir d’achat en berne. En effet, les chiffres de l’INSEE sur les salaires dans la fonction publique confirment une perte de pouvoir d’achat importante des agents publics, en particulier des bas salaires. En outre, les agents des collectivités et de leurs établissements sont les salariés les plus mal payés en France. C’est dans notre secteur que le salaire médian est le plus faible, derrière le secteur privé.
Malgré cette réalité, le gouvernement persiste dans sa politique du givre : pas de dégel du point d’indice en vue, pas de mesures générales de rattrapage du pouvoir d’achat ! Rien non plus sur l’égalité professionnelle entre femmes et les hommes, les filières dites « féminisées » n’étant toujours pas revalorisées. Et « en même temps », nos employeurs ne font rien non plus pour corriger ces inégalités.
Pire, la pression est maintenue sur les employeurs territoriaux pour qu’ils appliquent les mesures injustes liées aux 1607 heures annuelles, synonymes d’augmentation du temps de travail. Et dans certaines collectivités, les employeurs s’emparent des dispositions permettant de restreindre le droit de grève de certains agent.e.s qui luttent pour l’amélioration de leurs conditions de travail, au prétexte de la qualité du service public…
LES SALAIRES C’EST PRIORITAIRE : DEFENDONS NOTRE POUVOIR D’ACHAT
Il y a urgence à combattre la politique libérale et austéritaire de ce gouvernement et à défendre nos emplois et les services publics de proximité. Car sa stratégie est claire : affaiblir les services publics pour mieux les privatiser, dans une période où leur renforcement est pourtant une nécessité. La baisse des salaires des agent-es est nette et les mesurettes prises pour courir après la hausse du SMIC montrent bien le manque de considération de ce gouvernement pour celles et ceux qui font le service public.
MOBILISONS-NOUS LE 5 OCTOBRE !
POUR l'augmentation des salaires et l'amélioration des déroulements de carrière
POUR la Réduction du temps de travail
POUR l'amélioration des conditions de travail
POUR l'égalité professionnelle Femme/Homme
CONTRE la loi de « DESTRUCTION » de la Fonction publique
Communiqué de Presse de la F.S.U. 93
L’extrême droite liste, l’extrême droite tue.
La FSU 93 appelle à la combattre partout, à chaque instant !
Nous découvrons ce samedi 18 septembre 2021, via des tweets du journaliste Taha Bouhafs, que sur un site internet d’extrême droite sont listé-es et catégorisé-es des militant-es associatifs, politiques et syndicaux. Trois de nos militant-es départementaux y sont listé-es, au titre de leur activité syndicale dans notre fédération. Nous sommes à leurs côtés et la FSU 93 dans son ensemble entend par ce communiqué leur témoigner de notre totale solidarité et soutien !
Cette liste nous rappelle de sombres heures de l’histoire et que l’extrême droite n’est ni un fantasme, ni une frange politique assagie avec laquelle nous pourrions composer. Elle est l’ennemie des travailleurs et de celles et ceux qui les défendent.
La FSU 93 s’associera aux actions, y compris judiciaires, qui seront intentées pour attaquer les auteurs et leurs organisations.
Depuis des années, nous voyons une banalisation des idées d’extrême droite et la montée en puissance de groupes fascistes, racistes et violents intervenant contre des manifestations ou contre des actions de solidarités, notamment envers les étrangers. Le climat de la campagne présidentielle, les politiques réactionnaires du gouvernement Macron et les propos de certains ministres comme JM Blanquer ou G. Darmanin légitiment et favorisent le développement de l’extrême droite.
L’extrême droite liste ses adversaires, continuons à être vigilant-es et combatif-ves, partout et à chaque instant !
Contact presse : 06.27.36.45.49 -
Montreuil, le 16 septembre 2021
Madame Amélie de Montchalin
Ministre de la Fonction et la Transformation Publiques
101, rue de Grenelle
75007 PARIS
Madame la Ministre,
Dans le cadre annoncé du travail sur le pouvoir d’achat et les perspectives salariales, une première réunion est convoquée le 17 septembre.
Bien entendu, ce courrier unitaire ne saurait avoir pour objet de définir par avance le contenu et les éventuelles conséquences de ce processus de discussions prévu pour se prolonger sur plusieurs mois.
En revanche, nous souhaitons ensemble affirmer de nouveau notre attachement à la valeur du point comme élément central et indépassable de la rémunération des agentes et agents de la Fonction publique.
Par conséquent, nous confirmons que le rendez-vous salarial du 6 juillet dernier ne peut nous donner satisfaction et que l’absence de mesure générale et notamment la poursuite du gel de la valeur du point demeure tout à fait inacceptable à nos yeux.
Quelles que soient les appréciations que nous portons aux mesures annoncées il y a quelques semaines, nous n’entendons pas tourner la page de l’augmentation générale des traitements et nous revendiquons, encore et toujours, une hausse de la valeur du point le plus rapidement possible.
Nous soulignons d’ailleurs que le Premier ministre a appelé le 8 septembre à l’organisation de négociations salariales.
Dans l’attente de votre réponse, nous vous prions, Madame la Ministre, de croire en notre parfaite considération.
Baptiste TALBOT
Coordinateur
CGT Fonction Publique
Pascal KESSLER
Président de la FA-FP
Benoit TESTE
Secrétaire Général
De la FSU
Gaëlle MARTINEZ
Déléguée Générale de SOLIDAIRES