Organisation syndicale, regroupant des agents des collectivités territoriales et de leurs établissements publics quel que soit leur métier, leur statut, leur employeur.


Les Unions Régionales CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL d’ile de France appellent à mobiliser l’ensemble des travailleurs ses, jeunes, retraité.es, du public comme du privé le 5 octobre par la grève et les manifestations.
Depuis 18 mois, le gouvernement et le patronat utilisent la crise sanitaire pour accélérer la remise en cause des conquis sociaux, du droit du travail et des libertés individuelles et collectives, provoquant un accroissement des inégalités et de l’exclusion sociale.
Les Unions Régional es CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL d’ile de France réaffirment leur opposition à un pass e sanitaire comme nouvel outil législatif permettant le fichage et la pours u ite de la casse du code du travail et des droits des salarié.es, par lequel le gouverneme nt essaye de faire oublier sa responsabilité face à son incurie en matière de santé publique et face à la poursuite de la casse de l’hôpital public et des services publics (en Ile de France, les hôpitaux Bichat et Beaujon sont menacés de fermeture, des cen taines de lits ont été fermés à l’Hôtel Dieu, à Avicenne, etc.) et exigent qu il n y ait aucune sanction contre les salarié.es
Elles combattent avec véhémence toutes les récupérations de la part de l’extrême droite et d’une poignée d’antisémites des mobilisations en cours. Les réactionnaires ne sont pas les bienvenu .
Elles exigent la levée des brevets sur les vaccins comme su r les traitements contre la Covid et en permettre l’accès à tous et toutes en France comme à l’échelle mondiale, ainsi que des moyens pour la recherche publique.
Elles dénoncent l’utilisati o n de la précarité pour mettre en concurrence les salarié.es, (pour la rentrée scolaire, ce sont plus de 5000 contractuel.les qui ne sont pas renouvelé.es dans l’Education Nationale) Pour les étudiant.es l'investissement dans les aides directes a baissé ces dernières années, le dernier reculé tant celui de la suppression du repas à 1 euro pour toutes et tous
Elles exigent l’abandon des contre réformes de l’assurance chômage qui devraient rentrer en vigueur le 1 er octobre procha in et des retraites qui revient à l’ordre du jour de s réformes gou vernementales Toutes les organisations syndicales ont si g nifié leur refu s de s engager dans une éni ème concer tation sur la question . Le chef de l'Etat y répond par une provocation en évoquant son intention de faire disparaître les régimes spéciaux de retraite. Si une telle mesure était mise en oeuvre les URIF appelleraient les salarié.es à la combattre avec détermination. Elles invitent les salarié.es, dans les entreprises, les administrations, les services, à se réunir avec leurs se réunir avec leurs organisations syndicaorganisations syndicales en assemblées générales, pour les en assemblées générales, pour organiser les modalités d’actiorganiser les modalités d’action collective pour obtenir satisfaction sur leurs on collective pour obtenir satisfaction sur leurs revendications.revendications.
Les Unions Régionales CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL d’Îlenions Régionales CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL d’Île--dede--FranceFrance appellent à participer à toutes les mobilisations sociales en cours s’inscrivant dans un processus de lutte visant à bloquer la politique de régression sociale du gouvernement, notamment à la grève du 23 septembre dans l’éducation nationale et à la manifestation du 1er octobre des retraités.
Elles exigent :
Montreuil, le le 6 septembre 2021
En déplacement à Marseille, le président de la République devait notamment annoncer un "plan" pour rénover les écoles de Marseille dont le bâti est délabré, résultat de l'absence d'investissement public au cours des 20 dernières années. Mais, dans son discours, aucun montant, aucun calendrier de rénovation et aucune modalité de mise en oeuvre n'ont été précisés. Au contraire, le Président de la République s'est livré à un exercice de dénigrement des agent-es du service public et a annoncé la mise en place de dispositifs qui feraient des écoles de Marseille un terrain d'expérimentation de la dérégulation de l'Éducation nationale.
Le recrutement des professeur-es des écoles par les directeurs et directrices d’école ouvrirait une brèche dans le fonctionnement du service public d’éducation : Emmanuel Macron cherche à substituer aux mutations régies par des règles connues de tous un recrutement sur profil, ouvrant la porte à l’opacité et au clientélisme. Les écoles marseillaises n’ont pas besoin d’un nouveau modèle managérial qui met à mal le service public d’éducation et dénature les relations entre les personnels, elles ont besoin de moyens pour fonctionner correctement et d'enseignant-es en nombre suffisant, reconnus et valorisés socialement !
Le président a aussi annoncé la création d’une société publique en charge de la réhabilitation des écoles les plus délabrées. Cette structure préfigure-t-elle une nouvelle forme de désengagement de l’État de ce dossier très sensible à Marseille ? N’est-ce pas le retour des projets de partenariats public/privé qui ont fait tant de mal aux écoles marseillaises ?
Sur sa lancée, Emmanuel Macron a également pointé l'absentéisme et les grèves des personnels de la ville de Marseille qui ne sont pourtant en rien responsables de la dégradation des locaux scolaires. En stigmatisant les personnels territoriaux, il tente de détourner l'attention et de reporter sur eux la responsabilité de l'Etat alors même que l'engagement des agent-es de la ville de Marseille a été salué par toutes et tous au plus fort de la crise sanitaire. Il a également mis en cause les enseignant-es, qui seraient absent-es des écoles difficiles. Pour la FSU ces propos sont insultants et portent atteinte à l'ensemble des agent-es publics.
En définitive, Emmanuel Macron instrumentalise la crise multiforme que connaît la ville de Marseille : il prend prétexte des fractures économiques, sociales et scolaires de la ville pour pousser des propositions néolibérales qui ne vont faire qu’aggraver la situation et qui ont déjà fait la preuve de leur inefficacité. Cette instrumentalisation est irresponsable et ne fait que jeter de l'huile sur le feu. Marseille n’est pas un terrain de jeu politique où un probable futur candidat à l’élection présidentielle peut venir tester les mesures régressives de son projet politique, qu'il entend bien étendre à tout le service public d'éducation, et plus largement à tous les services publics.
Les marseillais-es ont droit aux mêmes services publics que sur le reste du territoire. Des services publics confortés dans leurs missions et dotés des moyens nécessaires à leur bon fonctionnement. C’est une condition incontournable pour faire vivre et respecter les promesses républicaines indispensables pour assurer la cohésion sociale et défendre l'intérêt général.
La FSU exige que des moyens à la hauteur des enjeux soient débloqués pour garantir à tous les élèves un même droit à l’éducation et à tou-tes les usager-es un égal accès aux services publics, sur tout le territoire.
Aussi, elle invite les personnels à ne pas supporter le dénigrement de leur travail et à se mobiliser le 23 septembre, à l'appel de l'intersyndicale de l'éducation, et le 5 octobre à l'appel de l'intersyndicale interprofessionnelle pour l'emploi, les rémunérations et les conditions de travail.
Les Lilas, le 03 septembre 2021
L'Afghanistan affronte une fois de plus une situation terrible après la victoire du mouvement islamiste des talibans. C'est l'échec de la stratégie d'intervention militaire des États-Unis et de ses alliés, dont la France, menée au nom de la lutte contre le terrorisme, en soutenant un régime corrompu, et sans donner au pays les capacités de se structurer pour installer un fonctionnement démocratique.
La FSU s'inquiète des conséquences pour l'ensemble du peuple afghan, et notamment les femmes et les filles, victimes probables de l'obscurantisme du nouveau pouvoir, ainsi que plus globalement les défenseurs et défenseuses des valeurs démocratiques et de progrès.
La solidarité s'impose pour soutenir toutes les forces qui pourraient lutter contre ce régime obscurantiste, la FSU adresse en particulier un message de solidarité aux universitaires, professeurs, étudiant-es et jeunes qui affrontent cette situation.
La FSU demande que soient accueillies toutes personnes menacées, et ce aussi longtemps que leur sécurité et leurs libertés ne seront pas assurées en Afghanistan. La FSU réclame que soit accordé le statut de réfugié-es aux personnes qui sont menacées par le nouveau pouvoir et demandent l'asile.
À l’inverse des déclarations présidentielles voulant se protéger « contre des flux migratoires irréguliers importants » alors qu'on parle de populations qui fuient les talibans, la France se doit d'impulser à l’échelle européenne une véritable politique d’accueil.
Les Lilas, le 17 août 2021
Un passage en force du gouvernement
La crise sanitaire exige des mesures fortes en matière de santé publique :
- Des moyens humains, matériels et financiers pour l’hôpital et le système de soin et d’assistance aux plus démunis, alors qu’au contraire la politique menée conduit à des restrictions toujours plus fortes de l’offre de soins et de services ;
- Une véritable accessibilité à la vaccination pour l’ensemble de la population, alors qu’une étude récente a montré une fracture entre riches et pauvres, urbains et ruraux ;
- La levée des brevets sur les vaccins, source de profits immenses pour les laboratoires privés alors que c’est la planète entière qui doit accéder au vaccin ;
Au lieu de cela le gouvernement a choisi une politique coercitive contraire aux principes du droit du travail et au statut de la fonction publique avec plusieurs mesures attentatoires aux principes d’égalité et d’accès aux services publics :
- La suspension de fonctions pour les titulaires ou du contrat pour les contractuel.le.s, qui ne correspond à aucune disposition statutaire;
- La subordination de l’accès à nombre de lieux recevant du public à la présentation d’un justificatif dit « passe sanitaire », y compris pour les enfants de 12 à 17 ans pourtant non responsables de leur statut vaccinal, en contradiction avec le droit à la culture et aux loisirs inscrit dans la Convention internationale des droits de l’enfant.
L’école nationale des techniciens de l’équipement (ENTE)* est un centre de formation à compétence nationale des ministères de la transition écologique, de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales et de la Mer (MTE/MCTRCT/MM). Elle est implantée sur les sites d’Aix-en-Provence (environ 50 agents) et Valenciennes (environ 40 agents).
L’ENTE, au même titre que les autres écoles du MTE/MCTRCT/MM, est un centre de formation essentiel pour accompagner les objectifs ministériels de la transition écologique.
Mi-mai, lors d’une réunion avec les organisations syndicales représentatives intitulée « évolution de l’ENTE », non prévue au calendrier de l’administration, la secrétaire générale présentait, non pas l’évolution, mais la disparition programmée de l’école. Le lendemain, l’administration annonçait cette décision par visioconférence aux agent-es concerné-es.
La FSU dénonce la violence dont font preuve les ministres en annonçant de manière aussi brutale qu’inattendue la disparition de l’ENTE, sans aucun respect des règles en matière de prévention des RPS ; une nouvelle fois, le seul moteur est strictement budgétaire.
Cette décision s’appuie sur un diagnostic réalisé à charge, en cercle restreint, par un consultant privé ignorant les pratiques de la fonction publique. Il est réalisé en toute méconnaissance de la réalité de l’ENTE et au plus grand mépris des agent-es et de leurs compétences. Il laisse les agent-es face à la fermeture du site d’Aix en Provence et l’injonction de trouver du travail ailleurs.
Sans avoir mené une réflexion globale sur l’avenir et le réseau des écoles, l’administration se défend de faire disparaitre les formations assurées par l’ENTE en intégrant une partie de celles-ci dans une autre école et le centre de formation ministérielle.
La FSU exprime toute sa solidarité avec les agents-es de l’ENTE et constate une nouvelle fois que les urgences écologique et climatique restent un discours de façade et que ce gouvernement continue la destruction du service public chargé de mettre en oeuvre ces politiques.
Les Lilas, le 29 juin 2021